La télé, c’est Sony !

Quand j’étais petite, on me disait toujours « pousse-toi, tu n’es pas transparente ». Hum. C’est que, voyez-vous, j’étais toujours plantée devant la télévision. La télévision de mes parents ressemblait à peu près à cela :

Ok, il était moche, mais on était un peu dans les années 80, et même au tout début, puisque mon goût pour la télévision et ses programmes date d’avant ma capacité à lire des livres. CQFD. Malgré tout, autant vous dire que lorsqu’il a claqué, il s’est abattu sur notre petit HLM de banlieue une ambiance plus que morose. Mes parents étaient d’un seul coup très malheureux : mon père n’avait plus ni les infos, ni son bruit de fond (ben oui, y’avait pas twitter, ni même « l’Internet ») ; ma mère pleurait Bobby Ewing et Cruz Castillo. Quant à moi… j’étais très heureuse de ne plus entendre le générique de Candy mais les monstroplantes, Musclor, Albator et Goldorak me manquaient terriblement. Mon père prit la décision d’aller acheter un autre Téléviseur Sony d’occasion dans la boutique d’en face. A l’époque, quand la télé claquait à la maison, c’était des séances pâtes au gruyère en perspective… le suivant ressembla à cela, ambiance :

Mon père commençait déjà à mettre des sous de côté en attendant la catastrophe suivante. Seulement voilà : la bête a résisté quelques années, dépassant le temps de la séparation des parents pendant que je faisais mes premières gammes à la console. Puis un malheureux jour, enfants que nous étions (nous étions désormais 3), nous eûmes la bonne idée de grimper sur le secrétaire sur lequel la télé était posée pour régler feu le magnétoscope (il avait fait son apparition peu de temps avant) et ce fut le drame. Secrétaire, enfants, télévision et magnéto se retrouvèrent par terre. Les uns y restèrent, les enfants prirent la poudre d’escampette. L’instant d’après, la mère nous balançait ses chaussons à travers la fenêtre, nous défiant de revenir pour recevoir la plus belle correction du siècle. Hum. Casser une télé -> C’est mal.

Le Téléviseur Sony suivant ressembla à cela :

Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous… à ceci près que les couleurs nous donnèrent envie de monopolyser davantage l’écran, et que l’arrivée de la playstation approchant, rien ne s’arrangea. Les économies des parents s’arrangèrent en même temps que celles du pays, visiblement, et pour notre bêtise passée, en lieu et place d’une titanesque punition, nous avions obtenu le droit d’avoir NOTRE téléviseur. Mais oui Mesdames et Messieurs. La culture de chez nous, c’était la télé. En la matière, nous étions sans doute les précurseurs, les chefs de file d’une génération entière d’enfants gâtés par un même cadeau : la télé dans la chambre en échange de la paix des parents. Yeah !

Avouez tout de même qu’entre le vieux téléviseur aux couleurs ternes (lequel paraît-il fonctionnait grâce à un tube aussi dangereux que la kryptonite pour Superman) et ce petit bijou dans lequel Goldorak, n’avait jamais paru aussi hispanique, il y a quand même une sacrée différence – que le vieux secrétaire, semblait être le premier à ressentir.

Plus tard, dans ma maison d’adulte, j’ai acheté ce qui fut mon plus beau téléviseur :

Seulement je l’ai quitté en même temps que ma moitié d’alors, que je ne supportais plus. Passons. En tout cas, j’avais choisi la marque familiale, même si mon coeur s’est mis à pencher davantage vers les livres au fil du temps… :/

Aujourd’hui, je n’ai plus de téléviseur. J’ai un ordinateur, internet. Mais je constate que cet objet a encore évolué… on peut désormais avoir Internet dans sa télé, surfer dans son canapé, jouer en même temps, discuter sur skype… c’est un florilège de possibilités incroyable ! Visez un peu l’évolution :

Televisores LED Sony - Infographic
Téléviseur Sony

Si j’achète un Téléviseur Sony (forcément) un jour, ce sera quelque chose qui ressemble à cela… (je ne montre que la robe… rien que pour vous faire pâlir..), et vous, vous achèterez quoi ?

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.