Bilan de l’expo Art Paris Art Fair

Art Paris Art Fair 2013
Une édition réussie et dynamique qui positionne Art Paris Art Fair comme le rendez-vous leader pour l’art moderne et contemporain à Paris au printemps qui ose la différence

Malgré le week-end pascal, le froid sibérien qui s’est abattu sur la capitale, les incertitudes économiques et fiscales qui pèsent sur le marché de l’art, Art Paris Art Fair, qui a réuni 144 galeries de 20 pays, a fermé ses portes lundi 1er avril dans un climat dynamique et serein.

L’édition 2013, profondément renouvelée et plus internationale que jamais, a connu de multiples succès :

Sur le plan des entrées, la foire a accueilli 53 257 visiteurs, soit 11% de plus qu’en 2012, avec une pointe exceptionnelle de fréquentation le jour du vernissage (13 847 visiteurs). De nombreux groupes d’amis de musées sont venus parmi lesquels les amis de la Maison Rouge, de la MEP, du Palais de Tokyo, du Printemps de Septembre, ceux du MAMAC de Nice ainsi  les jeunes amis du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, les jeunes mécènes du Musée du Louvre, the Young American Friends of the Musée d’Orsay, séduits par la qualité du parcours VIP « A Paris au printemps » initié depuis 2012. Les galeries ont toutes souligné la qualité des nouveaux contacts établis non seulement avec les collectionneurs français mais aussi, pour la première fois, avec une clientèle étrangère notamment belge, suisse, allemande, anglaise, turque, libanaise et américaine. Les russes ont fait également le déplacement en nombre.

Sur le plan du contenu, les visiteurs ont salué la variété des accrochages, l’ « aération artistique » selon Nathalie Obadia que réservaient certaines galeries venues de Nantes, Sarajevo, Dubai, Ljubljana, ainsi que les choix d’auteur de galeries à l’écart des courants dominants : la scène africaine avec Magnin-A et Revue Noire, l’art brut avec Ritsch Fitsch et Christian Berst, la scène du Moyen-Orient avec Tanit, Imane Farès et Claude Lemand, la scène indienne avec Hervé Perdriolle,  sans parler de la scène russe invitée d’honneur de l’édition 2013.  Le secteur « Promesses », dédié aux jeunes galeries, a fortement contribué au renouvellement de la foire, ainsi que les initiatives comme la plateforme Artdesign, le nouvel espace Art Books Librairie Artcurial pour le livre d’art et d’artistes soutenu par le syndicat national de l’édition, le Prix Canson 2013. Selon les témoignages recueillis, « la foire a atteint cette année un niveau encore supérieur à l’édition passée, tout en se démarquant de manière nette d’autres foires ». Art Paris Art Fair s’affirme « désormais comme le grand rendez-vous du printemps avec un positionnement précis, celui d’être une foire européenne qui ose sortir des sentiers battus et regarde l’Est » selon les organisateurs.
A ce titre la mise à l’honneur de la scène artistique russe a constitué une véritable première en donnant un coup de projecteur sur près d’un siècle de création russe encore trop méconnue.
On a pu (re)découvrir des figures importantes comme Edik Steinberg, Igor Makarevich, Erik Boulatov, Igor Chelkovski et Mikhail Roginsky mais aussi les artistes établis comme Andrei Molodkin, Vlad Monroe (décédé à la veille de la foire) ou Olga Chernysheva, sans oublier les étoiles montantes de la jeune génération comme Pavel Pepperstein, Yevgeny Fiks et Recycle Group dont l’œuvre monumentale « Façade » ornait l’entrée du Grand Palais.

Sur le plan des ventes, celles-ci ont été globalement satisfaisantes.
Pour la partie moderne, la Galerie Claude Bernard a cédé une quinzaine de pièces du non conformiste russe Edik Steinberg entre 5 000 euros et 25 000 euros. La Galerie Alain Margaron s’est défait de 14 dessins de Fred Deux et Dado entre 2 000 et 11 000 euros, la galerie hongroise Kalman Maklary Fine Arts s’est séparée de 18 œuvres surréalistes pour un prix moyen de 7 000 euros. Claude Lemand pour sa première participation a vendu à un seul collectionneur 12 dessins de Dia Al Azzawi.

Pour le contemporain, les transactions ont été notamment nombreuses chez Daniel Templon, Nathalie Obadia, Paris Beijing, Galerie Particulière, Michel Soskine, Da-end. La Galerie Bodson-Emelinckx a fait un « sold-out » avec les œuvres de Simon Schubert, Evol Roa et Albano Afonso dont les 4 éditions du diptyque  de la série « Paradis, 2012 » ont été vendues à 25 000 euros pièce. De nombreux succès ont été enregistrés dans le secteur des jeunes galeries « Promesses » avec notamment Vincent Sator (Paris) qui a cédé 20 pièces d’Alexei Vassiliev et de Yan Heng dans une échelle de prix allant de 1 000 à 10 000 euros. Dans la plateforme Artdesign qui réunissait 9 galeries, la galerie Domeau & Pérès a été distinguée par le prix « Artdesign », réalisé avec le soutien d’IDEAT magazine, pour « Edmond, lit de repos, 2013 » d’Eric Jourdan. Celle-ci a notamment vendu un lit de Marc Newson à 21 000 euros ainsi que plusieurs exemplaires du fauteuil « Le Jyn & Jon » de Pablo Reinoso à 2 900 euros.

Forte des succès rencontrés en 2013,  Art Paris Art Fair se tiendra au Grand Palais du 27 au 30 mars 2014 et mettra à l’honneur la Chine.
En images, les meilleurs moments de l’édition 2013 sur la rubrique « Art Paris Live » www.artparis.fr

Art Paris Art Fair remercie ses partenaires :
L’AFP partenaire à travers sa filiale AFP services,Air France, Artcurial Librairie d’Art, Comité Professionnel des Galeries d’Art,Diptyque, Electrolux, Fonds Canson® pour l’Art et le Papier, France Culture, IDEAT,IESA, Le Figaro Magazine,Officiel Art, Love Organic, Paris Première, RMN, Ruinart, SNE Syndicat national de l’édition – Arts & Beaux Livres, State Street Banque,Télérama,The Good Life,The International Herald Tribune, Turon Travel.

Equipe Art Paris Art FAir
Direction générale : Julien & Valentine Lecêtre
Commissaire général : Guillaume Piens
Directrice de la communication et des partenariats : Catherine Vauselle

Presse : 2e BUREAU
Sylvie Grumbach, Martial Hobeniche, Flore Guiraud
Tél : +33 (0)1 42 33 93 18
artparis@2e-bureau.com

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.