Le linguiste était presque parfait, de David Carkeet

Cook est linguiste. Il travaille donc sur les mots, la langue, l’utilisation de ceux-ci dans celle-là, mais à une nuance près : chez les tout-petits qui ne maîtrisent pas encore le langage! Effectivement, son bureau, ainsi que celui de son chef et de ses six collègues, se trouvent dans une crèche, lieu privilégié pour leurs intenses observations scientifiques.  Et comme dans tout laboratoire de recherche, la concurrence est rude, la pression se fait sentir, et le boss a sa manière toute personnelle de le diriger.


Un jour, il entend dire qu’il est un parfait trou du cul, ce qui le rend tout à coup très inquiet de ce qu’on pense de lui. Et pour couronner le tout, quelques jours plus tard : un meurtre. Son collègue Stiph est retrouvé mort dans le bureau de Cook. Alors qui dit meurtre dit suspicions multiples, arrivée de Leaf, le commissaire insolent, fouilles illégales du bureau scellé etc. C’est là que notre héros découvre que Stiph était fort préoccupé par un drôle de schéma qu’il avait inventé et qui matérialisait les amitiés et surtout les contre-amitiés entre ses collègues, ou entre les gamins de la crèche…


La thématique linguistique a tout pour plaire, l’histoire met à un peu de temps à démarrer, puis nous plongeons dans une intrigue policière teintée d’humour caustique, un peu à la Fred Vargas. Heureusement, le dénouement est tout à fait réussi ! Ce roman, publié à l’origine en 1980 aux USA, est une bonne lecture, histoire de se croire encore un peu en train de bronzer sur la plage !

Le linguiste était presque parfait, David Carkeet, Monsieur Toussaint Louverture, 19 €.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard

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