Chime for Change : campagne 2014

Sans prendre part aux mouvements féministes qui ont fleuri depuis les années soixante, je suis toutefois solidaire des autres femmes, et me bats absolument contre toute forme de discrimination, qu’elle soit raciale, sexuelle, ou spéciste.

La nouvelle campagne Chime for Change lancée par Gucci, une marque de luxe bien connue, va dans ce sens et s’appuie une nouvelle fois sur des artistes telles que Julia Roberts :

Quelqu’un rappelait que la journée de la femme n’est pas celle de « leur fête », au même titre que la fête des mères ou des pères, mais qu’il s’agissait d’une journée mise en place pour se souvenir de ce qu’elles subissent, parfois si jeunes qu’on pourrait les appeler filles plutôt que femmes. Cette campagne le rappelle bien, et de plusieurs façons, notamment avec des phrases clé, des chiffres, et des visuels lourds de sens :

Mariage forcé, viols, manque d’information ou de soins avant pendant et après la grossesse, violences physiques et psychologiques, harcèlement.. autant d’aspect nocifs dont sont victimes les femmes au quotidien, dans le monde entier, et quel que soit leurs situation et classe sociales. Aussi, la journée de la femme devrait à juste titre peut-être changer de nom, porter celui de rappel, car le combat doit être mené toute l’année, et pas seulement durant quelques jours où d’ailleurs, les femmes ne manquent jamais d’essuyer quelques mauvaises blagues de la part de collègues peu empathiques par exemple.

Les artistes qui participent à cette campagne viennent soutenir des millions de femmes qui n’ont pas la parole, et semblent dirent en filigrane : soyons fortes et solidaires.

Bien sûr, la campagne n’aurait pas d’objet si elle n’était pas susceptible de toucher un plus large public, et si elle manquait son but: toucher les hommes, en rendre quelques uns solidaires à leur tour, et changer les mentalités. C’est pourquoi il était important pour nous de la relayer à nouveau.

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.