Où est passée ma gourmandise pour la viande ?

Jamais je n’aurais pensé pouvoir arrêter de manger de la viande un jour. J’aimais ça, vraiment. Beaucoup de mes amis ont été étonnés à plusieurs reprises de me voir manger une côte de boeuf de 500 grammes à moi toute seule, d’autant que j’avais un petit gabarit. J’avais bien essayé une fois, je ne sais même plus quand, mais il y a plusieurs années : je voulais arrêter de manger de la viande parce que j’avais entendu dire qu’on faisait du mal aux animaux pour pouvoir le faire. J’ai tenu 6 mois. Puis j’ai craqué : la bonne excuse du manque de fer, de protéines, les carences… ma gourmandise a eu subitement le feu vert pour reprendre le dessus de mes préoccupations. Tout de même, un bon steak de charolais, ou une entrecôte de Salers…

 Le choc

Puis un jour, il n’y a pas si longtemps, quelques mois peut-être, j’ai vu passer une vidéo sur facebook. La vidéo n’était ni truquée ni manipulatrice : elle était juste choquante. Une caméra avait pu récolter quelques images provenant d’abattoirs de bovins. Je n’ai pas voulu regarder la vidéo entièrement. J’ai regardé les 10 premières secondes, puis j’ai déplacé le curseur sur le player Youtube. C’est là que j’ai vu. C’est là que j’ai vu qu’une vache était égorgée encore consciente, suspendue malgré son poids à un crochet par la patte arrière. C’est là que j’ai vu qu’encore consciente, des hommes lui ont ouvert le ventre, et qu’un petit en est tombé, un petit veau qui s’apprêtait à vivre.

J’ai été choquée. Révoltée. Puis je me suis dit qu’heureusement « ça ne se passe pas comme ça partout ». J’ai banni la marque incriminée de mes achats, et je suis retournée à ma petite vie. Je suis même allée jusqu’à masquer l’actualité de la personne qui avait partagé la vidéo. C’était assez : cette personne avait sans doute des idées et des obsessions morbides qu’il me fallait masquer pour ne pas sombrer à mon tour. Quelque part, je la rendais certainement responsable de ce que j’avais vu, simplement parce que je ne voulais pas le voir. Personne ne veut voir ça. Alors on ferme les yeux.

Quelques mois plus tard, je déjeunais avec une collègue. Je lui disais que j’aimais le poulet, mais que ma passion du moment, c’était le steak tartare avec un oeuf. Ou bien le steak à cheval. Elle m’apprit alors qu’il « vaut mieux manger ça que du poulet ». J’ai demandé pourquoi. Et j’ai appris que les poulets, afin d’être tués en un temps record, et donc d’être assez gros dans ce laps de temps imparti, étaient nourris aux hormones. De là, nous avons discuté de la nourriture que nous mangeons, et du nombre incroyables de produits médicamenteux qui s’y logent à notre insu.

 L’interrogation

C’est à ce moment que je me suis mise à enquêter : un poulet, qui peut vivre jusqu’à 5 ans, ne vit qu’environ 42 jours. Soit moins de deux mois. Pour atteindre l’âge adulte, un poulet dit « ordinaire » ou « normal » (c’est à dire qui n’est pas issu de la filière industrielle) doit atteindre environ 6 mois. Ceux que nous mangeons sont nourris aux hormones, terriblement sollicités dans leur croissance : ils finissent courts sur pattes, ne sachant plus voler, ne voient jamais la lumière du jour puisque la lumière artificielle, distribuée savamment, permet de « contrôler » leur croissance anormale. Bien souvent, ils nécessitent des antibiotiques, beaucoup. Pourquoi ? Parce que les hormones rendent malades, et qu’après environ 42 jours, seuil au delà duquel ils pourraient grossir encore, ils meurent. Qu’ils meurent n’est pas un problème en soi puisqu’ils sont destinés à la mort. Mais qu’ils meurent d’eux-mêmes en fait des cadavres non comestibles, impropres à la consommation humaine. Il s’agit d’une perte financière. Tout est dit.

Je me suis renseignée pour les canards et les oies, exploités pour leur foie. Là encore, quelques semaines de vie seulement mais très intense : on leur fait ingurgiter deux fois par jour 400 grammes de nourriture compacte afin de rendre leur foie malade. Les bêtes en vomissent, près de 20% en meurent avant terme. Imaginez un homme de 70 kilos gavé deux fois par jour avec 7 kilos de pâtes ? Il n’irait pas bien loin…

 L’extension du domaine de l’horreur

Je ne sais plus à quel moment je suis tombée sur cette enquête de Peta au sujet des lapins angora. Ils ont diffusé une vidéo issue d’une enquête dans les fermes chinoises de production de lapins angora. Bêtement, je pensais que l’angora était comme la laine, et que les lapins étaient gentiment tondus pour qu’on puisse se faire des pulls avec leurs poils. J’avoue qu’avant d’en arriver là, déjà, je ne m’imaginais même pas ce qu’était l’angora. Mais j’étais encore plus loin de savoir que les lapins sont amenés à se reproduire dans cet unique but : nous faire consommer des produits faits avec leur fourrure. J’étais très loin de m’imaginer qu’un lapin de ce type était conservé en cage, dans le noir, durant cinq années. Que dès que ses poils avaient repoussé, il était attrapé sans ménagement, attaché, et écorché pour qu’on lui prenne sa fourrure. Qu’ensuite il était reposé dans sa cage jusqu’à la repousse, sans traitement contre la douleur infligée par des hommes et des femmes peu scrupuleux. Surtout, et par-dessus tout, jusque là j’ignorais qu’un lapin pouvait crier. Crier de douleur.

Je suis entrée sans le savoir, sans m’en rendre compte, dans une spirale qui allait m’entraîner jusqu’au bout de l’écoeurement : j’étais coincée entre mon dégoût, mon écoeurement, et le besoin d’en apprendre, d’en voir même davantage. Comme si j’espérais avoir rêvé, comme si j’invoquais un démenti. Comme si… je craignais de revenir à mon état d’aveuglement absolu face à tout ce que j’ai découvert. Pourtant, après avoir vu comment les hommes prennent la peau des animaux, se servent d’eux pour des expérimentations pour la commercialisation de produits purement esthétiques, etc… aujourd’hui un retour en arrière sur ce dégoût me paraît impossible.

 Un choix de consommation plus éthique

J’ai d’abord pris la décision de consommer de manière éthique. Il m’a été très facile de ne plus manger de foie gras. Cette résolution est tombée juste avant noël 2013 et je n’ai éprouvé aucun manque, même lorsqu’il y en avait à table. L’horreur qui se cache derrière sa fabrication m’est apparue soudainement plus convaincante, sans que je ne sache pourquoi, mais il y avait certainement là-dessous l’idée que le foie gras est à l’origine un produit de luxe, que personne n’a réellement besoin de ce qu’il contient (du gras). J’ai réalisé simplement que le foie gras, si on en mange, c’est parce qu’on aime ça. Est-ce que ma gourmandise est plus grande que la souffrance des animaux derrière cette industrie ? Non. Certainement pas.

 Fini l’angora, terminé le boeuf aux origines « tracées » mais toujours plus douteuses, terminé le poulet de base. Désormais, je me concentrerais sur les poulets élevés en plein air, sans OGM, élevés en France. Trois jours après cette décision, je suis allée au rayon boucherie en essayant de trouver un morceau de viande « éthique ». C’est à dire un bon morceau de boeuf (ou de vache donc) qui aurait bien pâturé, meuglé au grand air, et ruminé toute son herbe : je n’ai trouvé que des cadavres. Aucun cadavre ne valait à mes yeux l’effort d’être mangé. Aucun morceau de mort ne parviendrait à me faire surmonter mon dégoût. Des packs de 1 kilo de viande étaient enfermés dans des barquettes estampillées de promotions affligeantes, outrageantes : 5 euros le kilo de vache morte pour un bon bourguignon ! Je suis restée figée, regardant les gens autour de moi prendre ce qu’il y avait de moins cher, et donc de plus gore. Je me suis dit « c’est bien fait, tu n’avais qu’à aller chez le boucher ». Et j’ai terminé ma crise d’angoisse en me dirigeant vers les caisses. Sans viande dans mon panier.

Devant la boucherie, une vraie boucherie, je me suis retrouvée avec le même phénomène au creux du ventre : j’avais appris entre temps que 99% de la viande produite en France est issue de la filière industrielle. Que bon nombre de bouchers vendent de la viande halal (la bête est tuée sans étourdissement) parfois sans le savoir. Vers quoi me diriger désormais ? Quand on sait que dans 20 à 30 % des cas une vache est encore consciente lorsqu’on commence à la dépecer, où aller chercher son entrecôte ? A qui accorder le bénéfice du doute ? A quel dépeceur ?

A ce stade, il ne me restait plus que le poulet (faute de compassion pour les volatiles je le reconnais), et les oeufs. Mais ça, c’était avant de voir une vidéo montrant clairement qu’un poulet n’est ni plus bête ni moins sensible qu’un autre animal. Puis j’ai eu l’idée saugrenue d’aller me renseigner sur les oeufs. Quand vous achetez des oeufs, vous avez le choix entre les oeufs de poules élevées en cage (le pire), les oeufs de poules élevées en plein air. Là vous découvrez qu’il suffit que le gigantesque hangar du producteur ait une trappe qui mène vers l’extérieur pour que sa production d’oeufs bénéficie de ce label. Vous avez ensuite les oeufs de poules élevées en plein air « bios ». Vous pensez avoir trouvé la solution, la valeur sûre, le refuge.

Et bien non.

Quel que soit la provenance des oeufs, le bec des poules aura été coupé à vif pour éviter qu’elles ne se piquent entre elles à cause du stress. Quelle que soit la provenance des oeufs des poussins auront été broyés vivants. Explication :

Vous pensiez peut-être que les poules mettaient au monde des mâles destinés à devenir des poulets de chair, et des femelles destinées à la même chose ou à la ponte. Faux. Les poulets de chair et les poules pondeuses sont deux choses différentes. Il y a un siècle, vous auriez eu raison. Désormais, les manipulations génétiques font des poules pondeuses des pondeuses de luxe (entendre « rentables ») et idem pour les poulets de chair. A la naissance, les mâles des poules pondeuses ne servent donc à rien. Ils sont triés sans ménagement et envoyés vivants dans des broyeurs, ou gazés. Fin de l’histoire.

 Le contre-coup

 Aussi, c’est sans doute après avoir découvert tout cela dans son ensemble, ou l’ensemble de tout cela, que je suis tombée malade d’horreur. Nuits sans sommeil, obsession pour les animaux, obsession pour leur douleur, cauchemars. Mon seul refuge en la matière a été de pouvoir me blottir contre mon chat, qui, au même moment, je le savais, était préservé du cauchemar qu’a subi Oscar, et que subissent de nombreux chats sur lesquels s’acharnent les gens de nombreuses manières possibles.

 La supercherie de l’industrie carnée

 Je n’ai pas clairement pris la décision de ne plus manger de viande. Mais je me suis clairement posé cette question : est-ce qu’il est vraiment nécessaire que ces animaux souffrent de la sorte ? Peut-on envisager un retour à une consommation plus humaine ? Pourquoi consomme-t-on 60 milliards d’animaux par an, alors que nous ne sommes que 7 milliards sur la planète, et qu’on sait bien que tout le monde n’a pas sa part ?

Là, je suis tombée sur des livres très intéressants. D’abord, et parce qu’il en était vaguement question dans mon esprit tout de même, La révolution végétarienne de Thomas Lepeltier. Ensuite, Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foer. Ces deux livres ont pour point commun de décrire ce qui se passe dans l’industrie agro-alimentaire, les accointances de celle-ci avec l’industrie pharmaceutique, qui se trouve gagnante à tous les niveaux : quel que soit l’animal produit, il a besoin aujourd’hui d’hormones (pour grossir davantage et plus vite), d’antibiotiques (parce que ses conditions de vie sont déplorables, ou parce qu’on lui crée des infections à force de trop tirer sur sa machine, comme pour les vaches et leurs mammites) http://www.france5.fr/emission/viande-alerte-aux-antibios . Les animaux ne sont plus nourris avec ce qu’ils mangeraient à l’état naturel, mais avec des céréales  qui au passage pourraient directement être mangées par les hommes, ce qui nourrirait à contrario le monde entier. Vous pensiez éviter les aliments bourrés d’OGM ? Ces animaux sont nourris précisément avec des céréales produites grâce à des OGM (là encore, l’industrie pharmaceutique est présente). Enfin, si vous vous demandiez pourquoi vous prenez davantage de médicaments pour vous soigner quand les antibiotiques ne font plus effet, arrêtez tout de suite : vous en consommez bien trop dans votre nourriture, votre corps s’est habitué. Aussi, quand la sécurité sociale vous envoie un mail pour vous dire à vous, patient, consommateur, qu’il ne faut pas en « consommer » trop, posez-vous la bonne question : à qui la faute ?

Que le but de ces industries soit d’augmenter la consommation en viande des ménages ne fait plus aucun doute. Tout est mis en oeuvre pour que les consommateurs deviennent de vrais carnivores : même le site Manger-Bouger prône la consommation de viande deux fois par jour. Pourtant, non, nous n’avons pas toujours consommé autant de viande puisque selon le FAOSTAT la production de viande  est passée de 70 millions de tonnes en 1969 à 280 millions en 2009. Si l’on fait un rapide ratio, il est facile de voir que la population mondiale n’a pas, elle-aussi, augmenté de 400 %. Pourtant, il y a bien un intérêt à tout cela. Reste à connaître lequel hormis l’argent.

En effet, nourrir les animaux avec des céréales qui pourraient nourrir la planète entière si elles y étaient employées, n’a pas grand intérêt (hormis enrichir les producteurs de viande). Cela n’a pas non plus de grand intérêt nutritif : on sait désormais que les idées sur les carences des végétariens sont fausses. Un manque en vitamine B12, il est vrai, est dû à l’absence de consommation de viande, du moins en partie. Cependant cette vitamine B12 n’est pas produite par les animaux qui sont mangés. Elle leur est administrée. Pardonnez du peu, mais je préfère manger de la B12 en gellule que de la B12 dans un cadavre. Il est faux également qu’on risque de manquer de fer : il est présent dans les lentilles, les épinards, et plein d’autres choses. Il est également faux que l’apport protéiné sera insuffisant : faire des associations entre légumineuses et céréales crée l’alchimie adéquate à la création d’un apport en protéines largement suffisant.

Résolument, la viande aujourd’hui est un produit sexy : de grandes chaînes de restauration carnivore ont fleuri ces dernières années, surfant sur la production massive de cet aliment sur le dos des animaux. On se tape en famille ou entre amis des cadavres de 80 à 500 grammes, voir un kilo entier, accompagnés de frites croustillantes. Mc Do n’a qu’à bien se tenir. Faux.

Mc Do aura toujours la côte, parvenant à maintenir des prix bas depuis des décennies. A quel prix selon vous ? Pensez-vous vraiment que la qualité est restée la même ? Pensez-vous manger un superbe steak 5% de matières grasses ? Allez faire un tour du côté de chez Capital !

Vous y verrez (pour les plus frileux qui n’oseront pas cliquer) des morceaux de viande bovine (de vache) maigre et des morceaux beaucoup plus gras arrivés chez McKey dans des sortes de sacs poubelle. Le tout sera mélangé pour finir « entre deux tranches de pain ».

Les scandales perturbent à peine la vie rêvée des industriels de la viande. Vache folle, grippe aviaire, grippe porcine, scandale Findus, et jusqu’à dernièrement 10 000 poulets tués sans ménagement en Asie ne vont pas arrêter les industriels en si bon chemin : le consommateur oublie vite, très vite, du moment qu’on lui donner autre chose à ruminer (oui, et même malgré ça : http://video.lefigaro.fr/figaro/video/aux-etats-unis-la-viande-est-javelisee-selon-france-2/2377296979001/ ). Regardez encore ici comment sont faits les Hot-Dogs : http://www.gentside.com/hot-dog/comment-sont-fabriques-les-hot-dogs-decouvrez-la-reponse_art60177.html

Et comment sont faites les saucisses de strasbourg d’après vous ? Avec de la raclure….

 Mon flexitarisme

 J’ai essayé d’être flexitarienne. Sincèrement. Parce que j’aimais la viande, tout simplement. Au tout début de ma réflexion je n’étais pas consciente, encore, qu’il n’était pas nécessaire de manger la viande pour se nourrir. Sujette aux carences, j’avais encore peur de me mettre en danger. Je me suis présentée devant le rayon des jambons, car certaines marques essaient un tant soit peu de préserver le bien être de l’animal avant sa mise à mort, qui sera identique à celle de tous les autres. Parvenue devant le rayon : impossible de faire mon choix. Les mains moites, je suis sortie de cet endroit infernal où on me présentait des morceaux de cochons reconstitués sous toutes les formes : cru, cuit, plat en tranches, en boudins, en saucissons, ficelés, en cubes. Toute cette matière morte avait fini par me révulser.

A ce moment là, j’ai créé un blog « mon flexitarisme ». Le flexitarisme me plaisait parce qu’il impliquait de manger moins de viande mais surtout d’en manger de façon plus raisonnée, plus éthique (morale et écolo). Ca me plaisait vraiment. Puis j’ai encore investigué. Et mon flexitarisme ne pouvait plus tenir.

 Quand on prend le sujet dans tous les sens, et qu’on y réfléchit très sérieusement, il n’y a pas de raison valable à continuer à manger de la viande. Les céréales utilisées dans la production animale pourraient à elles seules nourrir toute la planète. En quoi nourrir une vache (herbivore) avec des céréales est-il plus naturel que de se priver de viande en tant qu’être humain conscient et responsable, dans ce cas ?

 Ma décision

 Il semble qu’il se soit produit plusieurs choses dans mon corps et mon esprit ces derniers temps : d’abord le dégoût de la viande. Il paraît que cela se produit, y compris quand on a été un très grand carnivore comme moi, lorsque l’on prend conscience que l’on mange un animal, ce qui n’était pas ancré auparavant dans le conscient. On fait volontairement abstraction de ce fait, quand on mange de la viande. Ensuite, je sais une chose : je ne suis pas seule ! Une autre encore : il est possible de vivre drôlement bien sans manger de viande ! Pour preuve : j’ai passé l’hiver sans être malade, pour une fois. Encore une autre : c’est bon pour la planète de ne pas manger de viande. C’est bon pour l’organisme ! Moins de cholestérol, l’envie incommensurable d’aller chercher des saveurs ailleurs, dans les plantes, les graines, les germes, les noix, des légumes improbables, des sauces divines…

Pour compléter cet article il faudrait que je parle encore des découvertes culinaires incroyablement satisfaisantes et gourmandes que j’ai pu faire depuis que je ne mange plus de viande. Il faudrait que je parle des magasins bios dans lesquels je découvre aussi un tas de choses que j’ignorais avant (quelle tristesse cette vie d’avant ! quel conformisme ! quelle répétition !).

 Tout cela, c’est expliqué dans un livre que je vous conseille vivement, à vous tous, que vous souhaitiez ou non devenir végétarien, végétalien, vegan ou flexitarien : Etre végétarien de Alexandra de Lassus et Simon Sek (Editions du Chêne).

Ce livre magique fait le tour de la question sans s’étendre sur tout ce qu’il y aurait à dire sur la maltraitance animale dans les élevages et abattoirs. Bons conseils, astuces, déculpabilisation : tout y est. On vous dit aussi que si vous ne vous sentez pas la force de devenir végétarien, et bien c’est comme dans les associations, on ne vous jettera pas la pierre. Un effort d’une journée par semaine est un très bon commencement, que vous soyez touchés par la souffrance animale ou la préservation de l’environnement. Les deux sont intimement liés dans cette affaire. Le mieux est encore d’y penser, et de simplement ouvrir les yeux.

 Végan ? Végétarien ? Végétalien ? Fléxitarien ?

 Le Flexitarien est celui qui fera le maximum d’efforts pour consommer moins souvent de la viande, et de manière éthique : chez les petits producteurs.

Le végétarien : on en trouve plusieurs sortes ! Ils ne mangent pas de viande, mais peuvent parfois faire une exception avec du poisson. Ils mangent souvent des oeufs, du lait.

Le végétalien ne mange aucun produit qui provient de l’exploitation animale : y compris les oeufs, le lait, ou le miel.

Le vegan est celui qui ne consomme plus de produits venant de l’exploitation animale : ce qui inclut ce que rejette le végétalien, mais aussi le cuir, la laine, la soie…

Plus de détails dans «Etre végétarien».

Pour info, je ne mange plus de viande depuis 7 mois maintenant… :)

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.