Mon stage à la Canon Academy (à Rambouillet)

Dans le cadre du festival photo Festiphoto Rambouillet, Canon organisait quatre stages performés par un photographe pro. Séduite par cette perspective, j’ai décidé de m’inscrire au stage du samedi matin, en me délestant de la somme sacrificielle de 110 euros. L’après-midi même, je me suis inscrite pour un stage Cervidés organisé par l’ASCPF (Association Sportive de Chasse Photographique Française), excellente asso avec laquelle j’ai eu l’occasion de passer une journée entière, dans ce même espace Rambouillet, la semaine précédente.

Le coût des deux stages varie du simple au double. Canon affiche 110 euros pour 4h de stage, tandis que l’association propose le même nombre d’heures pour 55 euros. Comme je l’ai dit, l’ASCPF a fait son effet sur moi, puisque moins d’une semaine plus tard, je renouvelle volontiers l’expérience avec eux. L’inconnue de ce samedi est donc le stage Canon.

Un peu stressée, j’arrive donc à 8h40, pour un début de stage à 9h. L’affaire commence plutôt mal en vérité aprce que personne ne semble savoir comment entrer, stocker les affaires du photographe et… commencer le stage en question. Passé le quart d’heure de rigueur pendant lequel nous attendons une hypothétique autre stagiaire qui ne viendra pas, nous attendons donc une clé.

Le stage finit par commencer à 9h50. Les organisateurs semblent sincèrement embêtés, mais ne proposent rien de spécial. Je pense tout bêtement que, comme à la SNCF, il faut atteindre un plus gros retard pour prétendre à une part de remboursement. Au stage où on en est, un quart de mon stage s’est envolé pourtant. Je me dis que je suis aussi un peu dure. Que ces stages ne sont pas encore bien organisés, pas au point. Qu’ils sont de bonne volonté. Que ce sera finalement un cours particulier, et que ça compense un peu.

Le stage se déroule, et je capte quelques portraits d’un rapace. A l’affût, j’attrape quelques beaux clichés de cervidés. Je suis assez contente de mes photos pendant cet affût, bien qu’à la pratique, je préfère forcément l’approche à l’affût.

Le portable de mon formateur retentit deux fois, il semble préoccupé, et je n’y fais plus attention quand vers 11h55, il reprend le chemin inverse et me demande si j’ai des questions. Une heure s’est écoulée depuis notre pause café. Je me dis que nous allons essayer un autre coin, mais il parle de récupérer la clé du local, et donc de son matériel.

Je me dis alors que j’ai du mal comprendre, mal lire, et lorsqu’il part à sa voiture pour un premier voyage afin de ramener son matériel, je garde son sac photo et en profite pour vérifier mon billet :

Résumons donc : Stage Canon Academy – 9h/13h, 110 €. Le programme parlait d’une boucle de 4 à 5 kilomètres dans le parc. Dans la réalité, le stage a duré 2h10 : de 9h50 à 12h.

Je suis toujours très gênée dans ce genre de situation. Je n’ose donc pas toujours dire que quelque chose ne va pas. Et malgré mon mauvais caractère (parfois), et ma grande capacité à râler, je me retrouve comme dans le cas présent à ne rien dire alors que :

  1. j’ai payé (le prix fort)
  2. c’était cher mais attrayant, qualité Canon oblige (raté)
  3. le temps vendu est divisé de fait par deux

Si je compte bien, en réalité 4 heures de stage chez Canon font 2×110 euros, soit 220 euros, soit 4 fois plus cher qu’à l’association où j’ai appris beaucoup, beaucoup plus. Cela représente aussi plus de la moitié du prix de l’extender 1,4 que j’aimerais m’offrir, mais qui pour le coup, attendra bien un peu. J’aurais largement préféré me l’offrir, quitte à faire un plus gros sacrifice, et faire moi-même une sortie photo en solo cette matinée là.

Concernant la pratique durant ce stage, je dirais que c’est en effet très académique, et que ces sessions portent bien leur nom générique. J’ai revu la lumière, l’ouverture, la vitesse, la profondeur de champ. Mais le stage est assez statique, et donc peut-être pas assez adapté à l’espace (Rambouillet), et au thème dans lequel il s’intègre (festival de photo animalière). Depuis que je me suis levée le matin (et j’écris ce post juste après le stage, à quelques mètres de l’entrée de l’espace), j’ai parcouru 3 kilomètres, en comptant l’attente de la clé, le détour pour entrer par la porte de la fauconnerie, etc…

Mon stage cervidés avec l’ASCPF commence dans 20 minutes, et je sais que pour le coup, je ne serai pas volée : on va se cacher, s’agenouiller au plus près des animaux et de la nature, pratiquer à fond et ces quatre prochaines heures promettent d’être passionnantes et fatigantes. J’en reparlerai bientôt !

En tout cas pour le moment, je déconseille fortement les stages Canon Academy : peu rôdés, peut-être mal ciblés, mal organisés, et peu regardants sur les heures payées vs les heures de stage délivrées. Il est toujours un peu déconcertant de constater que des stages dispensés par des associations, voire des bénévoles soient beaucoup plus plaisants que des choses organisées par des grandes institutions qui vous font payer très cher « au nom de la marque ». Fort heureusement, je ne m’étais pas privée et je n’ai pas fait QUE ce stage. Sinon mon week-end aurait été gâché.

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.