Ils ont voulu nous civiliser, tempête dans les Landes

Pour une poignée d’euros

Thomas Ferrer est un jeune gars désœuvré qui vit de petits trafics dans les Landes. De l’herbe et du recel, rien de méchant. Quand l’occasion se présente, il vole à Baxter, un type avec qui il travaille, un sac rempli de fric : il y en a bien pour une centaine de millier d’euros ! Le jackpot pour Ferrer même s’il laisse Baxter pour mort… Tragique erreur ! Baxter est vivant et retrouve ses complices, Villeneuve et Corral, visiblement contrariés qu’on leur ait volé le butin de leur dernier casse. Dans sa fuite, Ferrer se réfugie dans la ferme de Jean-Pierre Pécastaings, dit Alezan, un vieillard acariâtre qui ne s’est jamais remis de la guerre d’Algérie. Tandis qu’une tempête arrive sur les Landes, le sang commence à couler…

 

Un bon thriller noir

Marin Ledun a déjà écrit pas mal d’ouvrages dont un, Les visages écrasés, a remporté le trophée 813 du meilleur roman francophone en 2011, avant d’être adapté au cinéma avec Isabelle Adjani. Avec Ils ont voulu nous civiliser, il livre un thriller, sur fond de tempête météorologique et surtout de blessures des âmes. Ferrer et les autres sont des jeunes paumés, Alezan souffre comme un damné à cause d’une guerre qui lui a ravi la seule femme qu’il a aimé, etc… Parfois la ficelle est un peu grosse mais il est possible de prendre du plaisir avec ce roman.

On ne crie pas au génie, on salue juste l’efficacité.

 

Sylvain Bonnet

Marin Ledun, Ils ont voulu nous civiliser, Flammarion, octobre 2017, 230 pages, 19 €

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About Sylvain Bonnet

Spécialiste en romans noirs et ouvrages d'Histoire et collaborateur de Boojum et ActuSF.