Seules les proies s’enfuient, dans l’ombre du tueur

Un auteur et sa créature

 

Journaliste et correspondant à l’étranger pour le Washington Post, Neely Tucker s’est lancé dans l’écriture de polars. Dans Seules les proies s’enfuient on retrouve donc le journaliste Sully Carter (une projection de l’auteur ?), déjà croisé dans La voie des morts et A l’ombre du pouvoir, traduits et publiés à la Série noire. Carter a été sérieusement blessé à une jambe en Bosnie et son retour au pays a été difficile. On ne peut pas dire que cela va s’arranger dans Seules les proies s’enfuient.

 

Rien ne se passe comme prévu

 

Sully Carter se rend au Capitole sous la chaleur suffocante du mois d’août  pour couvrir les débats législatifs. Une mission de tout repos… sauf qu’une fusillade éclate, des gens tombent. Pour un peu, Sully se croirait revenu en Bosnie. Sully cherche à en savoir plus et découvre le corps du représentant de l’Oklahoma, des pics à glace dans les yeux. Il repère le tireur qui échappe aux autorités. Sully écrit un papier qui fait sensation au point que le tireur l’appelle : Il s’agit apparemment d’un indien, Terry Running Waters, bientôt arrêté par les flics. Sully décide d’enquêter sur lui. : rien ne se passera comme prévu…

 

Un thriller efficace

 

Sans être d’une originalité décapante, Seules les proies s’enfuient est un roman bien construit, bien documenté et qui réserve son lot de surprises et de sensations fortes. Personnage tourmenté, Sully Carter suscite aussi la sympathie chez le lecteur. Un bon page-turner comme on dit. Efficace et recommandé.

 

 

 

 

Sylvain Bonnet

 

Neely Tucker, Seules les proies s’enfuient, traduit de l’anglais par Sébastien Raizer, Gallimard Série noire, novembre 2017, 368 pages, 20 €

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About Sylvain Bonnet

Spécialiste en romans noirs et ouvrages d'Histoire et collaborateur de Boojum et ActuSF.