J’ai tant vu le soleil, l’historien qui aimait Stendhal

 

Quand un historien est aussi un lettré

Historien, auteur de biographies remarquables et remarquées consacrées à des figures de la Révolution et de l’Empire (le duc de Richelieu, Talleyrand, Fouché) parues chez Fayard et Tallandier, Emmanuel de Waresquiel est aussi auteur de poésies, ce qui est moins connu. Il a aussi une passion pour la littérature en général et Stendhal en particulier. J’ai tant vu le soleil est un essai, résultat de sa longue fréquentation de l’écrivain du Rouge et le noir et de La chartreuse de Parme. Curieux, on le prend et on le feuillette. Et on se prend à le lire.

La promenade du rêveur solitaire

Stendhal écrivain, Stendhal amoureux des femmes, Stendhal l’italien, Stendhal le républicain, Stendhal le napoléonien : Emmanuel de Waresquiel embrasse toutes les facettes du personnage, un personnage kaléidoscopique il faut bien l’avouer. Il y a du Rastignac chez ce grand écrivain (il faut bien asséner cette évidence à un moment) qui fut auditeur au conseil d’État. Amoureux de l’Italie et des italiennes, Henri Beyle/Stendhal avait de l’ambition mais la chute de Napoléon lui coupa ses ailes… et lui donna l’envie d’écrire ces chefs d’œuvre. Waresquiel aime Stendhal et réussit à donner envie de le relire. Alors, moi qui ait pleuré pour une autre madame de Renal, je m’en vais reprendre la lecture du Rouge et le noir.

 

Sylvain Bonnet

Emmanuel de Waresquiel, J’ai tant vu le soleil, Gallimard, mars 2020, 128 pages, 13 €

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About Sylvain Bonnet

Spécialiste en romans noirs et ouvrages d'Histoire et collaborateur de Boojum et ActuSF.