Histoire de l’alimentation, la mémoire de nos cuisines




L’activité humaine la plus essentielle

 

Si l’homme ne mange pas, il s’affaiblit et meurt : plus d’histoire ! Ici Florent Quellier, professeur d’histoire moderne à l’université d’Angers, propose donc un ouvrage collectif retraçant l’histoire de l’alimentation humaine, du paléolithique jusqu’au XXIe siècle, avec l’aide de spécialistes comme Christophe Badel, Damien Agut ou Mohamed Ouerfelli. Une entreprise pour le coup très ambitieuse puisque nos connaissances sont pour le moins parcellaires plus on remonte le passé. On sait que les hommes préhistoriques mangeaient leurs proies (les cuisait-ils) et qu’ils consommaient aussi des végétaux. Les mésopotamiens mangeaient des céréales mais aussi des fruits comme les dattes. Se fier aux données des tablettes retrouvées reste problématique.

 

Un voyage culinaire

 

Les grecs aimaient utiliser le thym et les romains (enfin les aristocrates) adoraient déguster de la viande crue. Leur vin était-il bon ? Les palets ont évolué en deux mille ans. Avec ce livre, on découvre que les pâtes ont été introduits en Sicile par des marchands musulmans et que les européens du Moyen-âge raffolaient des épices (cannelle et muscade en tête) et du sucre. La découverte du nouveau-monde va bouleverser un peu nos cuisines (la pomme de terre) et aussi créer ce qu’on a appelé nos îles à sucre. De nos jours, le goût se mondiale, à coup de Kebab et de ketchup. On reste cependant toujours friand de nos restaurants, leur fermeture durant les confinements ayant rendu malheureux pas mal de monde.

 

Un ouvrage à lire.

 

 

 

Sylvain Bonnet

 

Florent Quellier (sous la direction de), Histoire de l’alimentation, Belin, mars 2021, 800 pages, 41 €


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About Sylvain Bonnet

Spécialiste en romans noirs et ouvrages d'Histoire, auteur de nouvelles et collaborateur de Boojum et ActuSF.