Cécile, Bénévole chez Amnesty International

Quelques minutes avec Cécile, militante auprès d’Amnesty, association que Paris-ci la Culture soutient entre autre pour son combat forcené contre la peine de mort.

Quels sont les combats d’Amnesty ?

Pour faire court, je dirais qu’ Amnesty se bat pour que les droits humains tels qu’ énoncés dans le Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) de 1948 soient respectés pour tous, par tous, partout ! Historiquement, Amnesty s’est d’abord battu pour la liberté d’opinion, puis contre la torture, et enfin contre la peine de mort. Depuis maintenant quelques années, Amnesty a aussi le souci de signaler à tous les gouvernements de la planète qu’ils semblent souvent oublier que la DUDH proclame aussi les Droits Economiques, Sociaux et Culturels.

Depuis quand militez-vous chez Amnesty ?

J’ai commencé à militer à Amnesty en 1982, mon premier groupe a été le groupe de Chartres, puis celui de Charleville Mézières.
Je suis très fière d’être membre de cette organisation indépendante dont l’opinion (étayée bien sûr par les rapports minutieusement établis par nos chercheurs)
importe à beaucoup de pays dans le monde et par les résultats que nous avons pour faire respecter un peu plus chaque jour la DUDH. Mais c’est hélas encore bien insuffisant !

Avez-vous l’impression que les gens, lorsque vous les abordez, se sentent concernés par ce pour quoi vous militez ?

Les réactions sont rarement hostiles, mais souvent les passants sont pressés, fatigués, et n’ont guère envie de perdre quelques minutes à signer une pétition, geste qui pourtant a un poids qu’ils sont loin d’imaginer. Je pense que beaucoup ne sont pas indifférents aux droits humains, mais simplement trop accaparés par leur vie professionnelle et familiale. Par contre il y a aussi ceux qui  connaissent le mouvement, et viennent signer avec un grand sourire et quelques mots d’encouragement. C’est réconfortant !

Comment faites-vous pour mener de front bénévolat, vie personnelle et vie professionnelle ?

La question se pose beaucoup moins pour moi depuis que je suis à la retraite. Il y a eu des moments très difficiles, mais de toute façon je ne suis pas pour que nous sacrifiions nos vies
personnelles ou professionnelles au militantisme. Il doit y avoir un temps pour tout et il faut savoir respecter les disponibilités des uns et des autres. Le tout pour un membre de
groupe est de tenir ses engagements, et surtout de prendre ceux-ci de façon réaliste.

Qu’est-ce qui vous fait tenir, garder espoir ?

Ne serait-ce que le fait que si nous lâchons, nous et les autres grandes organisations de défense des droits de l’homme, ce sera encore pire que ça ne l’est ! Mais ce qui m’incite le plus à continuer, ce sont les témoignages des personnes que nous avons réussi à aider et qui nous supplient de continuer pour ceux dont les droits sont toujours bafoués. Je vous assure, quand un homme ou une femme qui a connu la torture s’adresse en direct à une assemblée de membres d’Amnesty pour dire sa gratitude et nous demander de poursuivre notre travail, c’est cent pour cent motivant.

Militez-vous pour d’autres associations également ?

Pour le moment non, mais j’aimerais beaucoup lire des livres à des enfants dont les parents n’ont pas la possibilité de le faire.

Par contre dans mon groupe il y a quelques personnes qui militent dans d’autres associations.

Que faire pour aider Amnesty ?

Il y a bien des façons ! Pour les personnes les plus intéressées, devenir membre d’Amnesty et rejoindre notre groupe (nous contacter à amnesty.paris.gambetta@gmail.com) . Pour les autres devenir membre ‘individuel’ (et éventuellement demander à être tenu au courant des activités du groupe) ou donateur, ou encore devenir simplement sympathisant du groupe, mais en tout cas visiter régulièrement le site de la section française http://www.amnesty.fr/ et signer les pétitions en ligne.

Pour information, nous serons le samedi 17 décembre à LA LOBA 312 rue des Pyrénées, de 10h à 16h, pour le Marathon des signatures : 12 pétitions pour 12 personnes en danger…

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.