Sorties ciné du 21 mars 2012

Eva

2041. Alex, un ingénieur de renom, est rappelé par la Faculté de Robotique, après dix ans d’absence, pour créer le premier robot libre : un enfant androïde. Il retrouve alors Lana, son amour de jeunesse, et son frère David, qui ont refait leur vie ensemble. Et il va surtout faire la connaissance d’Eva, sa nièce, une petite fille étonnante et charismatique. Entre Eva et Alex se dessine une relation particulière, et ce dernier décide alors, contre l’avis de sa mère Lana, de prendre Eva pour modèle de son futur androïde…

Un film qu’il convient d’aller voir pour plusieurs raisons : d’abord parce que l’acteur principal est Daniel Brühl, qui a incarné l’amant de Julie Delpy dans La Comtesse, qui a joué dans Inglorious Basterds, dans Joyeux noel, dans Goodbye Lenin… et j’en passe, et de beaux. Vous ne le savez pas encore, mais cet acteur va faire parler de lui, j’en suis sûre. Ensuite, parce qu’en voyant la bande annonce, on se rend compte qu’a delà du thème rabâché de la création d’un cyborg, le film apparaît d’emblée comme sensible et extrêmement bien fait. Reste à voir si le scénario se tient. Je parie que lui.

Les Adieux à la reine


En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Ce fim, avec Diane Kruger et Virginie Ledoyen, paraît intéressant car il offre un point de vue intéressant sur l’Histoire, et sur Marie-Antoinette. Le film de Sofia Coppola avec Kirsten Dunst est très très difficile à surpasser, voire même à égaler, puisqu’il réussissait le pari de montrer l’ascension puis la chute de la Reine en montrant à la fois ses défauts et les circonstances atténuantes à son comportement. Montrant la royauté dans son intimité, il ne cachait rien de sa cruauté, mais attirait l’attention aussi sur le fait que le couple royal avait été propulsé très, trop jeune au sommet du pays. Par ailleurs, ce dernier film montrait l’ascension de la reine de son arrivée en France à la révolution de 1789. Le film de Benoît Jacquot observe au contraire l’après révolution. Ce qui promet d’être assez fort. Autre point à signaler : le film est adapté de l’ouvrage de Chantal Thomas (pardon, j’ai pas lu), et la fameuse Julie-Marie Parmentier, des Blessures assassines, a l’air d’y tenir un rôle de peste. Ca tombe bien, ça lui va merveilleusement.

Bell Flower

Un film de Evan Glodell.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Woodrow et Aiden, deux amis un peu perdus et qui ne croient plus en rien, concentrent leur énergie à la confection d’un lance-flammes et d’une voiture de guerre, qu’ils nomment « la Medusa ». Ils sont persuadés que l’apocalypse est proche, et s’arment pour réaliser leur fantasme de domination d’un monde en ruine. Jusqu’à ce que Woodrow rencontre une fille… Ce qui va changer le cours de leur histoire, pour le meilleur et pour le pire.

Juste parce que j’ai lu dernièrement l’excellent dernier roman de Stéphanie Hochet, Les éphémérides, et que tout le monde parle de la fin du monde (dont il est question dans le livre), j’ai bien envie de conseiller ce film. Mon intuition me dit qu’il vaut le détour. J’espère pouvoir vous en dire des nouvelles prochainement. Vous me prêtez du temps ? Promis, je ne vous le rends pas.

Et maintenant…

Le film que je vous déconseille (c’est une première, faites un voeu)

Bye bye Blondie

(entièrement de Virginie Despentes puisque d’après son livre et réalisé par)

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Gloria et Frances se sont rencontrées dans les années 80. Elles se sont aimées comme on s’aime à seize ans : drogue, sexe et rock&roll. Puis la vie les a séparées, et elles ont pris des chemins très différents. Vingt ans après, Frances revient chercher Gloria…

Pourquoi je vous le déconseille ?

Tout simplement parce qu’il y en a MARRE de voir des films de lesbiennes où les lesbiennes se droguent, sont adolescentes au moins la moitié du film, arpentent les backrooms à la recherche d’une autre paumée.. marre des Bound, Amours mortelles, et autres films ou l’enfer c’est la gouine. Virginie Despentes ne fait pas dans l’originalité, et l’on se demande l’intérêt d’une histoire si crade. C’est pas pour redorer le blason des gougnottes, ça c’est sûr. On ne relèvera pas le cliché de la bonne fille qui est blonde et la mauvaise qui brune qui vient noircir sa vie rangée… épouvantable. (Ben si, j’ai relevé tiens, machinalement, désolée). Vous voulez voir de bons films où les femmes s’aiment ? Caramel. Fire. When night is falling.   Voilà, c’est tout. Et puis je ne parle même pas des films qui me font vraiment plaisir, parce qu’ils n’en font pas le sujet principal. Le film de Despentes, il s’annonce glauque. Alors point.

 

 

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.