World of Nolife I & II de Calla et Waltch (Vents d’Ouest)

Au départ, deux passionnés de jeux vidéos. Calla et Waltch, férus de MMO et de MMORPG, ces jeux en réseau où l’on finit par se monter des groupes d’amis virtuels, que l’on retrouve non pour boire un verre mais pour démonter du troll au fond d’une grotte, jusque tard dans la nuit.

En bref, ces jeux sur lesquels on finit par passer tellement de temps qu’il convient de séparer mentalement leurs univers de l’univers IRL : in real life.

World of Nolife « Level 1 » est accessible à tous. Pour être sûrs que les noobs comprennent bien de quoi ils parlent, les auteurs de la BD ont pensé à commencer les hostilités par un petit brief lexical. Vous apprendrez que les MOBS sont ces montres contrôlés par le jeu, que le noob est un débutant qui est très souvent la risée des autres joueurs plus expérimentés, qu’augmenter le niveau de son perso n’est possible qu’en gagnant de l’XP.

N’allez pas croire qu’il s’agit d’une simple reproduction des histoires qui peuvent se dérouler dans WOW (World of Warcraft). Calla et Waltch (sans oublier Mick, un coloriste fada qui publie cette année Waow aux éditions Kantik. Non, pour cela, WoW a ses propres ouvrages, et le mieux, c’est encore de s’abonner. :p

Certains vrais joueurs (IRL donc…), s’ils se déconnectent le temps de lire la BD (pas si IRL que ça les bonhommes, mais je parlais du mag, vous suivez ?), trouveront que Calla et Waltch ont particulièrement bien cerné les problèmes existentiels des accrocs du jeu : si on les surnomme les «no life», ce n’est pas pour rien.

Hormis les contrées d’Azeroth ou de Hurlevent, certains joueurs ne se rappellent plus le nom de leur mère, ou l’intitulé de leur poste et ont perdu cette vague notion du mode «jour/nuit».

Les autres trouveront bien entendu que c’est abusé. Si c’est le cas, c’est tant mieux, car le tout fait rire et World of Nolife II ne faillit pas à sa tâche puisqu’il est aussi bon que le précédent volume.

Un pur régal à consommer sans modération, qui ne nécessite aucun abonnement (dixit la couverture), et qui peut se picorer page après page puisque nous sommes en mode historiettes.

BD conseillée aux vrais joueurs comme aux abstinents.

A suivre…

World of nolife, Vents d’Ouest, juillet 2009, 48 pages, 10,45 euros.

World of nolife, Tome 2, Vents d’Ouest, mars 2011, 48 pages, 10,45 euros.

 

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.