PILC Mag n°8 est en ligne !

Certains d’entre vous sont déjà sans doute partis en vacances. Ou bien ils ont sagement attendu que le soleil parvienne jusqu’à eux avant de poser définitivement leurs congés. Mais bien entendu, chacun d’entre vous est un lecteur chevronné, et n’aura pas vraiment pu choisir entre « ces classiques que l’on n’a jamais le temps de lire, sauf en vacances », « ces polars qui restent sur le coin de la table de nuit et qu’on attend de savourer depuis des semaines au son des vagues sur les rochers », ou encore les derniers livres parus, puis ceux qu’on a acheté il y a des mois déjà, que tout le monde a lu « sauf moi ».

Dans ce numéro, quelques blogueurs avertis viennent à votre secours. Vous avez aussi la chronique de Kevin Juliat, qui vous propose un choix très inspiré et alléchant. Et bien sûr, PILC Mag y va de sa petite sélection. Saurez-vous choisir ? A-t-on eu raison d’en rajouter sur votre pile mentale ? Peut-être êtes-vous de ceux qui ont choisi de voyager léger, en achetant une tablette. Milan Kundera s’oppose fermement au livre numérique : il est sorti de sa tanière il y a quelques semaines pour marteler que le livre numérique, c’est la mort des libraires, celle des petites maisons d’édition, celle du livre de manière générale. Il a eu cette phrase crépusculaire : « Il faut se battre pour retarder le moment de la disparition du livre ». Il s’agirait donc d’une guerre et nous, les yeux plongés dans les écrans de nos portables, nous n’en voyons pas les conséquences à long terme.

Le fait est que sans même le livre numérique, les libraires disparaissent déjà. Le fait est, également, que beaucoup de gens semblent accros à leur liseuse : par manque de place, en voyage ou chez eux (cf la crise de l’immobilier à Paris, crise silencieuse dont on ne parle que trop rarement, ou seulement quand il y a flambée des prix, car le quotidien – des gens – on s’en fiche) alors comment ne pas résister ? Comment un auteur pourrait-il accepter de renoncer à cette part des lecteurs, pour une histoire de support ? Les lecteurs ne sont déjà pas si nombreux que cela…

D’ailleurs, il parait que la plupart des gens ne lisent qu’en vacances, l’esprit reposé. Si on part sur un bon rythme de lecture, cela fait un livre par semaine de vacances, soit, 6 en moyenne. On retombe sur la moyenne constatée. Puis il y a les autres, qui peuvent lire jusqu’à 5 à 6 livres par semaine, soit 300 livres par an… toutes catégories confondues. Les vacances deviennent alors un moment intense : d’abord parce qu’il faut choisir des livres dans la fameuse pile à lire (prononcez PAL), ensuite parce qu’il faut les emmener, même si l’on avait prévu de voyager léger (alors on retire les palmes, les raquettes, la tente). Il y a aussi ce moment de déception : finalement, les cousins avaient des palmes à nous prêter, ainsi que des raquettes et des balles, et la tentation a été malgré tout trop grande… alors sur les 20 livres entreposés dans la valise, on n’en lit que la moitié, se flagellant d’avoir trop encombré le coffre, et n’avoir pu ainsi ramener ces ouvrages qu’on avait pu feuilleter dans cette superbe librairie du sud, encore debout, et ouverte. La prochaine fois, on essayera d’en emporter moins… ou pas.

Bonnes vacances à tous, et surtout, bonnes lectures !

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.