PILC Mag n°12 vous souhaite la bonne année !

La fin du monde n’a pas eu lieu. Vraisemblablement, elle n’aura de toute façon jamais lieu. Il n’y a de fin que pour celui qui peut la constater. Si fin il y a, il n’y aura donc plus personne, et aucun oeil ne pourra photographier le rien qui l’entoure. La fin du monde n’existe pas.

Mais c’est un fantasme qui attise l’imagination de beaucoup d’artistes : Abel Ferrara, Stéphanie Hochet, Lars von Trier, Richard Matheson pour ne citer que certains de ceux qui ont animé l’année 2012 et ses désirs d’apocalypse.

Il n’y aura pas de fin du monde, mais peut-etre la fin d’UN monde, d’une ère. Encore que l’on croyait bien révolue l’époque des téléphones à cadran et des platines vinyles. Ces objets refont surface, survivants d’une époque révolutionnaire. Les années soixante, elles, ou du moins leur mode, sont définitivement tombées dans le kitch… mais là encore, le kitch donne l’impression de vouloir remonter à la surface : doit-on craindre de voir Ikea donner dans le formica ?

Le monde, dont on craint la disparition, est peuplé de choses éphémères : nous. Sur la grande ligne du temps, nous ne sommes rien. Mais nous façonnons, nous laissons chacun à notre manière des traces de notre imagination, de nos passions. Celles-ci étant contagieuses, et intergénérationnelles, elles se font parfois miroir d’un passé lointain. Aussi, au lieu de se demander à quelle date tout ceci disparaîtra, nous pouvons peut-être plutôt nous demander ce que nous pourrions bien encore inventer qui attisera en 2090 les passions de nos petits-enfants pour ce qui est vintage. Inventons. Revigorons le monde. Donnons lui une nouvelle erre, entrons, une fois pour toutes, dans le XXI siècle.

A l’année prochaine, comme dirait l’autre.

Voici PILC Mag n°12

 

Articles relatifs :

About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.