Hitchcock, de Sacha Gervasi

Synopsis : Alfred Hitchcock, réalisateur reconnu et admiré, surnommé « le maître du suspense », est arrivé au sommet de sa carrière. A la recherche d’un nouveau projet risqué et différent, il s’intéresse à l’histoire d’un tueur en série. Mais tous, producteurs, censure, amis, tentent de le décourager. Habituée aux obsessions de son mari et à son goût immodéré pour les actrices blondes, Alma, sa fidèle collaboratrice et épouse, accepte de le soutenir au risque de tout perdre. Ensemble, ils mettent tout en œuvre pour achever le film le plus célèbre et le plus controversé du réalisateur : PSYCHOSE.

 

Le film se dote d’Anthony Hopkins dans le rôle du Maître absolu du Suspense, méconnaissable et dont le grimage s’approcherait presque de celui de Michael Jackson dans son fameux clip « Ghosts », et d’un casting de haute volée : Scarlett Johansson qu’on ne présente plus, et dont la filmographie n’a rien à envier aux acteurs les plus caméléons, Helen Mirren, plus connue pour ses rôles Shakespeariens, le très très charismatique Michael Wincott, déjà vu et méchamment adoré dans The Crow, 1492 : Christophe Colomb, Alien, la résurrection, The Doors, Robin des bois, prince des voleurs… mais aussi Currie Graham qui a déjà joué dans Weeds, Fringe, Desperate Housewives, Les experts, Mentalist et qui fait ici en quelque sorte ses premiers pas dans un vrai rôle cinématographique.

En tant que Réalisateur, Alfred Hitchcock a supervisé pas moins de 63 films. Certains d’entre eux sont plus connus que d’autres, notamment grâce à des scènes devenues totalement cultes, telles la scène du poignard brandi derrière le rideau de douche, accompagné de sons stridents (Psychose), ou bien celle de cette femme partant en courant sous une nuée de corbeaux massacreurs (Les oiseaux). Il y a eu aussi des reprises de certains de ses films, notamment Fenêtre sur cour réalisé par Jeff Bleckner a où Christopher Reeve, handicapé réellement, a choisi de tourner l’une des scènes phare sans son alimentation en oxygène, rendant la scène encore plus angoissante (ou pathétique, c’est selon, le film n’étant pas complètement réussi).

Parmi ses grands succès, il y a également Rebecca, dans lequel il réunit Laurence Olivier et Joan Fontaine, un film qui obtient l’oscar du meilleur film en 1941. Pour Le crime était presque parfait, il s’offre Grace Kelly. Dans le rideau déchiré, il réunit Paul Newman et Julie Andrews. Gary Grant et James Stewart ont également joué pour cet homme passionné par le thriller. On aurait tort d’oublier son second film, La corde, dont l’insuccès est dû aux nombreux dialogues, jugés trop philosophiques. Il reste néanmoins un thriller, mais moins abrupt, plus intellectualisé, et néanmoins suculant.

 

La bande annonce proposée pour le biopic de Sacha Gervasi laisse penser que le film réunira le sérieux, l’humour et la justesse nécessaires à une réussite. Le choix d’Anthony Hopkins peut laisser perplexe tant il a dû être grimé pour intégrer le rôle, mais d’un autre côté, on a du mal à imaginer un autre acteur dans cette peau-la. C’est peut-être le seul qui peut faire passer un peu de légèreté sans transpirer la caricature. On a hâte d’en savoir davantage : rendez-vous le 6 février dans toutes les salles.


Un biopic américain de Sacha Gervasi, 1h38 min, en salles le 6 février.

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About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.