Lincoln, vu par Steven Spielberg

Synopsis : Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l’esclavage. Cet homme doté d’une détermination et d’un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.

Le film a plusieurs atouts à sa panoplie : d’abord un réalisateur qui a fait ses preuves mais ne s’était jamais encore attaqué à l’entreprise d’un Biopic. Le créateur d’Indiana Jones s’est ensuite doté d’un budget colossal pour réaliser ce film : 65 000 000 $. Cela a déjà porté ses fruits visiblement car il a déjà récolté 4 prix (dont le Meilleur acteur dramatique pour Daniel Day Lewis aux Golden Globs de ce mois) et 31 nominations (dont 12 pour les Oscars du mois prochain).

Lincoln, figure emblématique des Etats-Unis, l’un des Présidents les plus connus, les plus appréciés du pays, est pris ici dans le moment le plus délicat de son mandat : le moment où l’esclavage va enfin être aboli. Il va sans dire que le film n’apporte aucune surprise, et que tout son enjeu repose sur le rôle des acteurs, la fidelité historique et graphique.

C’est là qu’intervient le budget faramineux de ce film à la sublime bande-annonce : les décors, les costumes, et le casting sont des éléments qui ont été particulièrement soignés. Daniel Day-Lewis qui a sans doute été choisi en partie pour son physique très ressemblant est ici à contre-emploi du rôle qu’on lui connaît dans Gangs Of New-York de Scorsese. On a hâte de voir ce que ça donne, mais on en a déjà un avant-goût avec les vibrantes intonations de voix aperçus dans la bande-annonce. On dirait du sur-mesure !

Dans le rôle de l’épouse, on retrouve Sally Field, vue de nombreuses fois à la télévision, et qui incarnait tout récemment la mère de The Amazing Spider-Man.  Il était temps qu’on le retrouve enfin dans un personnage à la mesure de son talent. On a également le très prometteur « Robin » Joseph Gordon-Levitt, James Spader (qu’on aurait tendance à oublié mais qui a à son actif une panoplie de films trash, tels que Crash, La secrétaire, Sexe, mensonges et video, Wolf. Parions qu’il incarnera un méchant. Et bien sûr, nous avons Tommy Lee Jones, qu’on ne présente plus !

Alors ? Cher public francophone à la réputation révolutionnaire, irez-vous voir Lincoln ? Il sera en salles le mercredi 30 janvier !

Articles relatifs :

About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.