Cabaret Sauvage, de Isabelle Kauffmann

© Joël Philippon/Maxppp/Le Passage / Montage Le Point.fr

 

En entrant dans son Cabaret Sauvage, Isabelle Kauffmann nous emporte dans une plongée au coeur de cette frontière qui nous sépare (ou pas tant), nous les humains, du règne animal.

Un homme se fait aimer pour sa peau de bête, une femme si légère, frêle et délicate qu’elle pourrait bien appartenir à une autre espèce, une histoire d’amour aussi profonde qu’hallucinante et passionnelle, une jalousie ordinaire finalement plutôt inattendue, un prisonnier qui fait une découverte infiniment touchante… Autant de récits qui nous captivent grâce à une écriture fine et précise.

Isabelle Kauffmann fait preuve d’un véritable art pour décrire des situations et des sensations tantôt surprenantes, surtout bien étranges, avec un style simple et acéré. Elle amène petit à petit ses lecteurs à découvrir et comprendre des situations d’un point de vue apparemment assez neutre et extérieur mais c’est tout de même par un chemin plus intérieur qu’elle nous narre ces merveilles, nous donnant l’impression presque magique d’avoir accès à des réflexions insoupçonnées.

Une des difficultés dans l’écriture d’histoires courtes réside bien entendu dans la chute. N’ayez crainte, douces ou cinglantes, aucune ne vous décevra. Prenant le temps de décrire mais en restant toujours efficace, l’auteur a une vraie écriture. Ce n’est pas pour rien qu’elle est chirurgien de métier, la précision est de rigueur ici. On assiste à une parfaite maîtrise du court récit qui fait honneur au genre de la nouvelle. Isabelle Kauffmann nous composte un recueil tout à fait cohérent et très réussi. C’est étrange et fort : un bijou !

Cabaret Sauvage, de Isabelle Kauffmann, Editions Le Passage, 2013, 142 pages.

Un article signé Lamalie
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