Bad Ass 2, The Voice de Hanna, Bessadi, Georges

Bad Ass, série initiée avec un tome 1 plus que convainquant, et parfaitement explosif, nous emmène cette fois-ci dans un univers carcéral psychiatrique des plus étonnants en compagnie d’un nouveau personnage au charisme imposant.

The Voice, c’est son nom, n’a rien à voir avec une chanteuse à succès. Elle s’infiltre dans l’esprit de ses ennemis pour en contrôler les actes et le métabolisme. Ames sensibles s’abstenir : The Voice possède un pouvoir sans égale capable de faire exploser n’importe quelle boîte crânienne.

Les héros de la série semblent devoir se réunir au fil des épisodes puisque The Voice rencontre finalement Dead End, héros du premier tome. Dans quel but ? Gageons que nous ne tarderons pas à l’apprendre.

Toujours soutenu par des couleurs impeccables, ce second opus nous propose un parcours plus sanglant, plus brutal, en un mot plus violent et peut-être même plus angoissant : l’héroïne est sans nul doute encore plus perverse que Dead End et l’affiche sans vergogne.

Tous deux ont plusieurs points communs : un brin narcissiques, têtes blondes, exposées depuis l’enfance à l’incompréhension de leur entourage, relégués volontiers en marge de la société, perçus comme extrêmement dangereux depuis leur plus jeune âge, et pour tout dire, absolument conscients de leur pouvoir sur les autres.

Loin de saccager les efforts d’un premier tome censé lancer la série avec brio (ce qui était réussi), ce second tome est non seulement la confirmation qu’une belle série est née, mais également le symbole de la montée en puissance d’une intrigue qui nous emmène sans qu’on s’en rende compte sur des terrains inattendus : imaginez donc un monde où les plus grands criminels seraient des individus dotés d’étranges pouvoirs surnaturels, mis en cage par les scientifiques pour être étudiés comme… des armes potentielles ? Nul doute que ce Bad Ass 2 a du chien, et qu’on pourrait volontiers lui donner le titre «Tuer le père…». A suivre.

Bad Ass 2 « The Voice », Hanna, Bessadi, Georges, Delcourt, 96 pages, 14,95€

About Stéphanie Joly

D'abord critique littéraire dès 2004 pour le Journal de la Culture, puis pour la Presse littéraire. Collabore ensuite au Magazine des Livres, et à Boojum, l'animal littéraire en ligne. Tient un blog depuis 2003. Son nouveau site s'intitule désormais Paris-ci la Culture. Il parle de littérature, toujours, de cinéma, de théâtre, de musique, mais aussi de publicité, de séries TV. En bref : de Culture. Avec Paris-ci la Culture, la Culture a son divan, mais surtout, elle est relayée LIBREMENT. PILC Mag vient compléter le tout presque chaque mois : un magazine gratuit en ligne hébergé sur Calameo.