Le soldat britannique, un oubli à réparer

Des recherches centrées sur la seconde guerre mondiale

Auteur d’une biographie de Patton (Tallandier, 2016) et de Rommel (Perrin, 2018), ancien chercheur à la fondation pour la mémoire de la déportation, Benoît Rondeau est un spécialiste d’histoire militaire. Il a ainsi consacré un ouvrage au soldat allemand pour le compte des éditions Perrin en 2019, Être soldat d’Hitler. C’est tout naturellement qu’il publie un ouvrage au soldat britannique, adversaire résolu des soldats de la Wehrmacht.

Des soldats mésestimés

Au fond le soldat britannique, d’origine anglaise, australienne ou de n’importe quel dominion ou colonie de l’Empire britannique, souffre d’un péché originel : l’évacuation de Dunkerque, après une piètre prestation en mai 1940. Or, la Grande-Bretagne est le pays qui a combattu l’Allemagne durant cinq ans et a donc porté une large partie de l’effort de guerre allié. Elle a dû constituer une forte armée de terre après la perte de l’allié français et avant l’arrivée des GI. Sa force ? La logistique et l’artillerie. Des soldats endurants aussi dont le moral est un des soucis majeurs des généraux. Le moins qu’on puisse dire est qu’ils ont tenus.

Des atouts indéniables

La Grande-Bretagne a bénéficié de sa marine, même si celle-ci a subi des pertes importantes. Soulignons aussi la force de la RAF qui a vaincu au forceps la Luftwaffe et d’innovations techniques comme le radar. La Grande-Bretagne a aussi donné une grande importance à l’entraînement de ses troupes, tirant ainsi la leçon des échecs de 1940 et 1941. Saluons aussi la force et le talent d’un chef comme Bernard Montgomery, vainqueur de Rommel à El-Alamein. Très bonne synthèse.

 

Sylvain Bonnet

Benoît Rondeau, Le soldat britannique, Perrin, avril 2021, 512 pages, 25 €

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About Sylvain Bonnet

Spécialiste en romans noirs et ouvrages d'Histoire et collaborateur de Boojum et ActuSF.