Le jour où l’humanité a niqué la fantasy, un grand cri d’humour

Un auteur à part

 

Membre du groupe Ludwig von 88, Karim Berrouka est aussi un auteur de romans de science-fiction et de fantasy… plutôt particulier. On lui doit Fées, weed et Guillotines (éditions Actusf, 2014) et Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu en 2018. On l’aura compris, Berroka aime s’amuser et pratique l’iconoclasme avec virtuosité. Le jour où l’humanité a niqué la fantasy (mais comment trouve-t-il ses titres ?) marche sur les mêmes terres.

 

De l’humour et des punks

 

Tout commence lors d’une prise d’otages dans une bibliothèque. L’auteur ? Un lutin, plutôt pas commode et assez remonté contre l’humanité. Il y a aussi Olga qui tue le mec qu’elle a levé un soir de déprime. Le motif ? Il crachait du feu avec sa bite : encore un lutin ! vingt ans avant, il y a ces trois punks qui se retrouvent au festival du Gouffre qui vont voir dans la forêt ce qui s’y casse. Enfin, il y a trois auteurs de l’imaginaire (et leur éditeur, un certain Jérôme Vincent) qui se retrouvent aussi pris en otage. Les lutins veulent remettre la fantasy à l’honneur, nom de dieu (ouh, c’est pas le bon terme, aie) !

 

Un grand délire réjouissant

 

Voilà un roman foutraque et plutôt bien foutu, plein de dialogues et de situations assez savoureuses. On se marre, ami lecteur, en lisant Berrouka. Et puis c’est punk, l’auteur de ces lignes y est sensible. Il faut savoir se moquer de tout (mais pas avec tout le monde) avant que l’apocalypse ne survienne. Lisez Berrouka et surtout marrez-vous !

 

 

Sylvain Bonnet

 

Karim Berrouka, Le jour où l’humanité a niqué la fantasy, Editions Actusf collection les trois souhaits, février 2021, 300 pages, 19,90 €

About Sylvain Bonnet

Spécialiste en romans noirs et ouvrages d'Histoire, auteur de nouvelles et collaborateur de Boojum et ActuSF.